Sauver nos âmes d’enfants – Save Our Souls SOS

La détermination de Hermann Gmeiner  jeune étudiant en médecine et née de cette phrase  » Save Our Soul –  sauver nos âmes  »  lorsqu’il créa les premiers SOS villages d’enfants .

A Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes, un village d’enfants SOS redonne une nouvelle chance à des enfants blessés par la vie. Photo Ouest France

Dans l’Europe dévastée de la Seconde Guerre mondiale, 2 millions  d’orphelins aux âmes errantes  émergent des décombres. Face à la dislocation de ces familles, il est convaincu que l’aide ne peut être efficace que si l’enfant peut grandir au sein d’une famille. Il créait le premier village d’enfants SOS à Imst en Autriche en 1949.  Albert Schweitzer disait des « Kinderdörfer – Villages d’enfants » qu’ils étaient le plus sympathique « miracle d’après-guerre… »

Anny Duperey Marraine – Villages d’enfants Viet Nam

Au fil des décennies,    le projet de SOS Villages d’Enfants s’est confirmé autour de l’accueil de fratries en villages d’enfants SOS, dans le monde. Pour répondre toujours mieux aux besoins des enfants, la mission de SOS Villages d’Enfants s’est élargie avec des actions en faveur de la prévention de l’abandon, de l’éducation et de la santé.

SOS Villages d’Enfants c’est  près de 70 ans d’existence, présent dans 135 pays et territoires, avec 84 000 enfants et jeunes accueillis dans 571 villages d’enfants SOS.

Au total, près de 2 600 programmes sociaux, éducatifs et de santé permettent de venir en aide à plus d’un million et demi de bénéficiaires (enfants, jeunes, parents, adultes), services ponctuels et jours de prise en charge.  Chiffres 2016

Aujourd’hui l’affection toujours source de reconstruction

À 50 ans, « Nanou », comme on la surnomme, est une « mère SOS » – Photo Presse Océan

« L’affection est le socle de l’action, avec l’engagement personnel et la rigueur professionnelle comme garants.  Les villages d’enfants SOS sont convaincus qu’un enfant a toutes les chances de pouvoir se construire s’il se sent aimé et s’il peut aimer en retour ».

Dans le cadre d’un placement de longue durée, les enfants accueillis dans les villages d’enfants SOS sont confiés à une mère qui les accueille et les élève jusqu’à leur autonomie. Elle leur offre un cadre affectif et éducatif stable, indispensable à leur développement. Ils grandissent dans une vraie maison qui devient la leur, où s’organise leur nouvelle vie.

Les enfants y vivent selon un mode de vie familiale. L’ensemble des maisons constitue un village d’enfants SOS placé sous la responsabilité d’un directeur. Les enfants sont accompagnés par une équipe éducative au quotidien et dans la durée jusqu’à leur insertion sociale et professionnelle.

La mission est d’accueillir les enfants isolés, sans soutien parental, orphelins, abandonnés ou séparés de leurs parents, afin de leur offrir une protection.

La vie et la structure d’un Villages SOS

Pour aller plus loin  https://www.sosve.org/la-vie-dun-village-denfants-sos/

Brève histoire du mouvement Villages d’enfants 

En 1969, en pleine guerre du Vietnam, un village est ouvert à Go Vap, dans la banlieue de Hô Chi Minh-Ville. Suivront l’Inde, entre autres pour les réfugiés du Tibet et pour finir l’Amérique latine et l’Afrique.

À l’heure actuelle, il y a treize SOS Villages d’enfants au Vietnam , dix institutions de jeunesse de SOS,
onze SOS Hermann Gmeiner écoles, jardins d’enfants SOS de douze,
deux Centres de formation professionnelle SOS, cinq Centres sociaux SOS (Programmes de renforcement de famille) et un Centre médical SOS.
Le Vietnam a été l’un des tout premiers pays hors de l’Europe où SOS Villages d’enfants a commencé à soutenir les enfants, jeunes et familles en 1967. Bien que l’organisation a dû cesser de travailler dans le pays en 1976, après des années de négociations, son activité a repris en 1987.
Le manque de soutien et de logements adaptés pour le grand nombre d’enfants sans parents
soins a conduit à une croissance significative dans l’organisation.

En 1963, Gmeiner lance la campagne « un grain de riz pour la Corée » dont le succès permet dès 1964 la fondation de l’association coréenne et l’ouverture en 1965 du premier village extra-européen à Daegu.

À la mort de Gmeiner en 1986, 85 pays abritaient 40 000 enfants dans 233 villages. De nombreux mécanismes permettent aujourd’hui que les aides venues des pays riches profitent aux pays pauvres, tels le Hermann Gmeiner Fonds Deutschland , les Amis suisses des Villages SOS (Schweizer Freunde der SOS-Kinderdörfer) ou SOS Villages d’Enfants en France . A ce jour (2006), 1 715 programmes ou institutions poursuivent son œuvre dans 132 pays ou territoires, permettant à plus de 60 000 enfants ou adolescents de grandir.

 

En 1960 à Strasbourg création de la Fédération européenne des Villages d’enfants SOS,  SOS – Kinderdorf, les villages existants s’engagent à suivre les principes de Hermann Gmeiner, élu président à l’unanimité et c’est le début d’un développement international continu jusqu’à ce jour, en Europe, puis sur les autres continents.

Tout commence le 25 avril 1949, l’association baptisée « Societas Socialis » donne naissance au premier village pour orphelins, la première structure destinée à protéger les mères non mariées et une « maison de la mère » (Mutterhaus) pour former des travailleuses sociales.

Limitée d’abord au Tyrol, avec pour siège Innsbruck, l’activité de l’association peut aussi se traduire par Save Our Souls — sauvez nos âmes, qui deviendra plus tard SOS-Kinderdorf (village d’enfants SOS).

Le village d’enfants SOS repose sur le principe mère-fratrie-maison-village.

Au printemps 1952 près de 100 000 donateurs réguliers sont enregistrés, permettant la construction de deux nouvelles maisons et d’une maison commune abritant une infirmerie, une salle commune, une buanderie, des pièces pour la couture et les travaux manuels, ainsi que des réserves.

En 1953, Gmeiner crée à Caldonazzo, Italie, un camp de vacances qui deviendra le lieu de rencontre pour tous les Villages d’enfants SOS européens et un lieu de formation pour les futurs directeurs de villages.

En 1954, la première école de formation des mères voit le jour à Innsbruck, en 1958 et malgré là aussi des difficultés initiales, le premier Kinderdorf allemand est ouvert, suivent de nouveaux villages en Autriche, en France et en Italie.

L’histoire  « H » 

https://www.sos-villages-enfants.be/l’histoire-de-sos

Tous les villages SOS à travers le monde…

https://www.sosve.org/nos-actions/les-villages-d-enfants-sos/

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